Magic Maman

Parfois, je regarde mon reflet dans l’eau
Et dans ma tête se dessine le tableau
Que tu as peint sans le savoir
Que j’ai rêvé sans le vouloir

Depuis que tu es venue à la maison
Mon cœur est un vrai chantier
Toujours en pleine reconstruction
Je vois les briques que tu as posées

Tes cheveux roux et la façon de te vêtir
Inondent ma tête de ton souvenir
Nos échanges et nos fous-rires
Et la candeur de ton sourire

Je me pose des centaines de questions
Paies-tu toutes tes mises en demeure
Arrives-tu à apaiser ton cœur
Es-tu toute seule à la maison

Honores-tu tes rendez-vous
Résistes-tu à ce monde de fous
Qu’est-ce que tu fais loin de moi
Qu’est-ce que tu fais dans d’autres bras

Dans ma tête tournent nos instants
Sans jamais pouvoir les effacer
Merci Co, merci Jé, merci Co, merci Jé
Comme tu me manques Magic Maman…

Quinze ans

Dès le départ, la jalousie
Et d’autres sentiments refoulés
Je te voyais rater ta vie
Tandis que je me parjurais

Quinze ans d’erreurs, de négation
Près d’un corps qui te ressemblait
J’aurais du faire plus attention
Entendre la voix qui me parlait

Maintenant que tout devient possible
Que je retrouve ma liberté
Mes mots t’arrivent à peine audibles
Quinze ans qui pourraient tout gâcher

Je voudrais tellement te faire comprendre
Toutes les choses que je ressens pour toi
Mais mes mots et mes gestes tendres
Ne font que te mettre au abois

Si la situation est fort complexe
C’est la famille, c’est le même sang
Si mon amour te rend perplexe
Mes sentiments j’affirme pourtant

Oui, je me suis trompé de feu
En adoptant plutôt le paraître
Mais je te dis au fond des yeux
Je t’aime du profond de mon être

Quinze ans à se tromper de rime
Je te dis ceci comme un aveu
Ne doute pas de cette maxime
T’avoir près de moi est mon seul vœu

Petite voix

Petite voix que dis-tu tout bas ?
Parle plus fort, je ne t’entends pas
Cette fille est belle et intelligente
Elle est fragile et bien différente
Dans ses bras, j’oublierais la peine
Et toute la tristesse que je traine

Petite voix, tu connais l’enjeu
Tu sais bien que j’ai perdu le feu
D’une séparation brutale et violente
Je vis depuis dans une tourmente
Mais tu me dis de ne pas désespérer
Que l’amour est présent, suffit d’observer

Petite voix qu’est-ce que tu racontes ?
Ce que tu dis est fou, te rends-tu bien compte ?
Tu dis qu’elles n’étaient pas faites pour moi
Maintenant, tu prétends que je ne vois pas
Que je cherche loin ce qui est près de moi
Et que l’amour je le tiens dans mes bras

Petite voix, je crois que j’ai compris
Ce que tu chuchotes, ce que tu me dis
Une seule personne depuis peu m’enlace
Et sur mon chagrin est très efficace
Mais comment lui dire, c’est très délicat
Qu’à la vérité, elle est tout pour moi…

Dans notre lit

Toutes les nuits, je cherche ta main
Dans notre lit mais je ne trouve rien
Seul dans les draps, sans autre présence
Que ce fantôme né de ton absence

Je parcours les lettres de notre passé
Et toutes ces traces que tu as laissées
Mon cœur est las de cette vie d’errance
Mais dans d’autres bras, tu cherches ta chance

Tako Tsubo

L’amour est le sentiment suprême
Il est fait de patience, de tendresse et de haine
Tako Tsubo

Tu étais le printemps et moi, je suis l’automne
Ton cœur se prend alors que le mien se donne
Tako Tsubo

N’oublie jamais comme je t’aime, Stéphanie
Même si, loin de moi, peu à peu tu m’oublies
Tako Tsubo

Désormais, les parois de ma vie sont si lisses
Et plus je m’y accroche… et plus je glisse
Tako Tsubo

Sans plus aucune larme pour noyer mon chagrin
A petit feu, mon cœur brisé s’éteint
Tako Tsubo

Tako Tsubo…

Retour au noir

Elle ne m’a pas laissé le temps de regretter
Elle est partie avec sa chatte mouillée
Elle m’a laissé avec ma sale arrogance
Et mes larmes refoulées ou séchées

Tu retournes à ce que tu ignores encore
T’éloignant si loin de tout ce que nous avons vécu
Je marche sur un chemin déjà emprunté
Mes chances se réduisent
Et je retourne à la déprime

Nous nous sommes seulement dit au revoir avec des mots
Je suis mort des centaines de fois
Toi tu retournes à lui
Et moi je retourne…
Je retourne à nous

Je t’aime tellement
Ce n’est pas assez
Tu aimes la poudre et j’aime l’herbe
La vie est comme un tunnel
Et moi une petite pièce qui longe les murs

Nous nous sommes seulement dit au revoir avec des mots
Je suis mort des centaines de fois
Toi tu retournes à lui
Et moi, je retourne au noir

Nous nous sommes seulement dit au revoir avec des mots
Je suis mort des centaines de fois
Toi tu retournes à lui
Et moi, je retourne au noir

Texte largement inspiré de la chanson « Back to black » d’Amy Winehouse

Maniaco-dépression

C’est une maladie sans doute très commune
Qui pourrit la vie et joue l’importune

Elle arrive un jour, souvent un matin
Nous rend notre humour alors tout va bien

Puis, petit à petit, presque imperceptible
Elle s’intensifie, nous fait indestructible

Plus rien ne compte alors que notre perception
Amis et famille deviennent tous des cons

Tous ceux qu’on aimait n’ont plus d’importance
Violent, insatisfait, on vit d’arrogance

Nos valeurs d’avant pourtant bien ancrées
Ne sont que du vent, entièrement révisées

On brise toutes les règles de moralité
On en viendrait même à se mettre en danger

Puis, avec le temps, sans savoir pourquoi
On rentre nos dents, c’est le désarroi

On fait face alors à un pire combat
Admettre  les erreurs, constater les dégâts

Sans force mentale, complètement esseulé
Il nous reste seulement les yeux pour pleurer

Gêné de nos actes et de nos paroles
Rien n’est plus intact alors on s’isole

On a tout détruit et on ne comprend pas
Cette personne passée qui n’était pas soi

Amis et famille pourront-ils pardonner
Notre vile infamie, la douleur infligée

Avec la bienveillance de ceux qui pardonnent
Lentement on redevient notre vraie personne

On veut se soigner mais on sait déjà
Que ça ne tiendra que jusqu’à la prochaine fois

C’est une maladie sans doute très commune
Qui pourrit la vie et joue l’importune…

Aux abonnés absents

J’ai rangé la maison
Et j’ai lavé le sol
Tondu tout le gazon
Mis Loris à l’école

J’ai trouvé un boulot
Où je me brise les os
Fini tous les travaux
Et perdu dix kilos

Comme Jonasz j’ai vidé
Toute l’eau des rivières
Levé tous les cailloux
Pour te chercher partout

Si seulement je pouvais
Remonter dans le temps
Les manques que tu avais
S’raient comblés dans l’instant

Les choses que tu faisais
Toute seule je reconnais
A deux on s’rait maintenant
Je t’en fais le serment

J’ai le cœur en bouillie
Depuis qu’tu es partie
C’est ma faute je le sais
Et pour ça je me hais

Tu étais ma moitié
Et tu étais mon tout
Je suis mort à jamais
Et je pleure à genou

Pourrais-je un jour revivre
Repartir de l’avant
Sans aucune joie de vivre
Sans la femme que j’aime tant

Je t’en prie mon amour
Reviens à mes côtés
Je ferai c’qu’il faut pour
Te rendre heureuse et comblée

Mais mes mots sont du vent
Ton oreille est fermée
Ton cœur est désormais
Aux abonnés absents

Sans toi

J’étais le gardien du sommeil de tes nuits
Sans peur, sans reproche, heureux pour la vie
Mais tu m’as laissé, tout seul je survis
Je ne suis plus rien, sans toi je m’ennuie

Qu’ai-je fait de si mal pour que tu m’oublies
Suis-je bête ou méchant pour que tu m’effaces
De ta mémoire tu ôtes les traces
Traces de notre amour et de nos envies

Je t’offre mon âme, prends la dans tes mains
Garde-la sur ton cœur et prends-en bien soin
C’est ce qu’il me reste, c’est tout ce que j’ai
Après ton départ, plus rien n’est resté

Comme tu me manques, j’ai besoin de toi
Tous les jours, je pleure des larmes de sang
Tous les jours je meurs de ne plus être le roi
Le roi de ton coeur et de tes amants

Empli de douleur, je vois notre enfant
Il est triste et pleure, il veut sa maman
Mais tu n’es plus là, tu nous as quitté
Pour un autre corps, une fausse vérité

D’images de souvenirs je remplis mes nuits
J’ai perdu ma femme, j’ai perdu la vie
Comment faire maintenant pour continuer
A vivre, à sourire et à espérer…