Petite voix

Petite voix que dis-tu tout bas ?
Parle plus fort, je ne t’entends pas
Cette fille est belle et intelligente
Elle est fragile et bien différente
Dans ses bras, j’oublierais la peine
Et toute la tristesse que je traine

Petite voix, tu connais l’enjeu
Tu sais bien que j’ai perdu le feu
D’une séparation brutale et violente
Je vis depuis dans une tourmente
Mais tu me dis de ne pas désespérer
Que l’amour est présent, suffit d’observer

Petite voix qu’est-ce que tu racontes ?
Ce que tu dis est fou, te rends-tu bien compte ?
Tu dis qu’elles n’étaient pas faites pour moi
Maintenant, tu prétends que je ne vois pas
Que je cherche loin ce qui est près de moi
Et que l’amour je le tiens dans mes bras

Petite voix, je crois que j’ai compris
Ce que tu chuchotes, ce que tu me dis
Une seule personne depuis peu m’enlace
Et sur mon chagrin est très efficace
Mais comment lui dire, c’est très délicat
Qu’à la vérité, elle est tout pour moi…

Retour au noir

Elle ne m’a pas laissé le temps de regretter
Elle est partie avec sa chatte mouillée
Elle m’a laissé avec ma sale arrogance
Et mes larmes refoulées ou séchées

Tu retournes à ce que tu ignores encore
T’éloignant si loin de tout ce que nous avons vécu
Je marche sur un chemin déjà emprunté
Mes chances se réduisent
Et je retourne à la déprime

Nous nous sommes seulement dit au revoir avec des mots
Je suis mort des centaines de fois
Toi tu retournes à lui
Et moi je retourne…
Je retourne à nous

Je t’aime tellement
Ce n’est pas assez
Tu aimes la poudre et j’aime l’herbe
La vie est comme un tunnel
Et moi une petite pièce qui longe les murs

Nous nous sommes seulement dit au revoir avec des mots
Je suis mort des centaines de fois
Toi tu retournes à lui
Et moi, je retourne au noir

Nous nous sommes seulement dit au revoir avec des mots
Je suis mort des centaines de fois
Toi tu retournes à lui
Et moi, je retourne au noir

Texte largement inspiré de la chanson « Back to black » d’Amy Winehouse

 

Maniaco-dépression

C’est une maladie sans doute très commune
Qui pourrit la vie et joue l’importune

Elle arrive un jour, souvent un matin
Nous rend notre humour alors tout va bien

Puis, petit à petit, presque imperceptible
Elle s’intensifie, nous fait indestructible

Plus rien ne compte alors que notre perception
Amis et famille deviennent tous des cons

Tous ceux qu’on aimait n’ont plus d’importance
Violent, insatisfait, on vit d’arrogance

Nos valeurs d’avant pourtant bien ancrées
Ne sont que du vent, entièrement révisées

On brise toutes les règles de moralité
On en viendrait même à se mettre en danger

Puis, avec le temps, sans savoir pourquoi
On rentre nos dents, c’est le désarroi

On fait face alors à un pire combat
Admettre  les erreurs, constater les dégâts

Sans force mentale, complètement esseulé
Il nous reste seulement les yeux pour pleurer

Gêné de nos actes et de nos paroles
Rien n’est plus intact alors on s’isole

On a tout détruit et on ne comprend pas
Cette personne passée qui n’était pas soi

Amis et famille pourront-ils pardonner
Notre vile infamie, la douleur infligée

Avec la bienveillance de ceux qui pardonnent
Lentement on redevient notre vraie personne

On veut se soigner mais on sait déjà
Que ça ne tiendra que jusqu’à la prochaine fois

C’est une maladie sans doute très commune
Qui pourrit la vie et joue l’importune…

Dans notre lit

Toutes les nuits, je cherche ta main
Dans notre lit mais je ne trouve rien
Seul dans les draps, sans autre présence
Que ce fantôme né de ton absence

Je parcours les lettres de notre passé
Et toutes ces traces que tu as laissées
Mon cœur est las de cette vie d’errance
Mais dans d’autres bras, tu cherches ta chance

Aux abonnés absents

J’ai rangé la maison
Et j’ai lavé le sol
Tondu tout le gazon
Mis Loris à l’école

J’ai trouvé un boulot
Où je me brise les os
Fini tous les travaux
Et perdu dix kilos

Comme Jonasz j’ai vidé
Toute l’eau des rivières
Levé tous les cailloux
Pour te chercher partout

Si seulement je pouvais
Remonter dans le temps
Les manques que tu avais
S’raient comblés dans l’instant

Les choses que tu faisais
Toute seule je reconnais
A deux on s’rait maintenant
Je t’en fais le serment

J’ai le cœur en bouillie
Depuis qu’tu es partie
C’est ma faute je le sais
Et pour ça je me hais

Tu étais ma moitié
Et tu étais mon tout
Je suis mort à jamais
Et je pleure à genou

Pourrais-je un jour revivre
Repartir de l’avant
Sans aucune joie de vivre
Sans la femme que j’aime tant

Je t’en prie mon amour
Reviens à mes côtés
Je ferai c’qu’il faut pour
Te rendre heureuse et comblée

Mais mes mots sont du vent
Ton oreille est fermée
Ton cœur est désormais
Aux abonnés absents

Tako Tsubo

L’amour est le sentiment suprême
Il est fait de patience, de tendresse et de haine
Tako Tsubo

Tu étais le printemps et moi, je suis l’automne
Ton cœur se prend alors que le mien se donne
Tako Tsubo

N’oublie jamais comme je t’aime, Stéphanie
Même si, loin de moi, peu à peu tu m’oublies
Tako Tsubo

Désormais, les parois de ma vie sont si lisses
Et plus je m’y accroche… et plus je glisse
Tako Tsubo

Sans plus aucune larme pour noyer mon chagrin
A petit feu, mon cœur brisé s’éteint
Tako Tsubo

Tako Tsubo…

Mots tristes

J’a trouvé au début quelques mots tristes :
« La peine commence dès que l’amour existe »
Mais tu étais si gaie, si tendre ces jours là
Qu’il ont changé pour toute notre vie
« Ce que je t’aime, ma Stéphanie »
Mon cœur s’est éteint quand tu es partie.

Au genre humain

Si dans un coin du Paradis
Il y a un Bon Dieu qui sommeille
Secouez-le qu’il se réveille
Et que je puisse lui dire ceci

Toi notre Dieu, toi notre Père
Qui a tous pouvoirs et tous droits
Descend un peu voir sur la terre
Ce que l’homme fait de tes lois

Il en abuse et il s’en sert
Comme une excuse pour faire la guerre
Crée l’opulence et la misère
L’intolérance pour tuer ses frères

Pour une couleur de pas de peau
Ou pour un nom sur un bouquin
Il lève des troupeaux d’idiots
Bêtes à servir le Malin

Il croit savoir mais ne voit rien
Il ouvre ses yeux et ferme son cœur
Aime le pouvoir et le parfum
Du risque, des jeux, des jeunes fleurs

Il parle de la vie et sème la mort
Joue de l’esprit ou bien du coprs
Mais, au fond du cœur, c’est certain
Une âme meurt d’être en son sein

Ode à la vie, prière d’espoir
Au genre humain qui tend la main
Stopper le bruit sortir du noir
Partir de rien mais vivre serein
Partir de rien mais vivre enfin…

Déconnexion…

Déconnexion… Déconnexion par rapport à tous ces pantins à qui je ne pouvais plus rien avoir à dire… De qui je ne pouvais plus imaginer la moindre aide… Pas clair l’état dans lequel j’erre aux abords de la montagne… Je pouvais dire la mort dans l’âme mais l’âme, elle, devait être morte depuis longtemps… Juste déconnecté… Mon corps avançait sans moi… En la voyant malgré tout, j’ai du sursauter… Déconnexion… Soit… Mais alors pourquoi tenir tant à laisser cette dernière image en haut de la montagne ? Dernier soupçon d’orgueil… Tu me trahis, c’est dégueulasse ! Mais ils ont tous accéléré ma chute, non ?… Quel pays ici … Mais ce n’est pas l’altitude qui m’a foutu le vertige… Qu’est-ce que j’ai pu me haïr… Haïr ma faiblesse… Haïr ma vie…. Haïr la vie… Ile me fallait tuer n’importe qui… N’importe quoi… Pour la perfection, il aurait fallu trouver une de mes semblables…. Maque de bol, dans le genre, il n’y avait que moi de disponible dans le secteur… Je décidais que je ferai très bien l’affaire… Le sommet état si proche…

Voilà, j’y suis ! Et maintenant ? Comment faire ce dernier pas là ? Pourquoi j’hésite encore ? Est-ce que je vais hurler ? Est-ce que j’aurai mal ? Ma dernière pensée sera-t-elle pour elle ? Je me suis mis à penser à autre chose… Mais que le monde est laid vu d’ici… En fait, c’est lui que je vais tuer, pas moi… Moi, je change d’air… Oui, voilà ! Juste des vacances, quoi ! Enfin, pour m’oublier… J’y vais…

… Contact… Reconnexion difficile avec la réalité… Où suis-je ? Qui suis-je ? Suis-je mort ou vivant ?… Environnement métallique et froid… Je tâtonne… Hublot opaque… Drôle d’air… Je tousse, puis pousse… Ça s’ouvre… Un peu d’air… Meilleure respiration… Dehors, c’est l’extérieur… Sortir… Dehors, soleil glauque… Soleil quand même… C’est ça la mort ?!?! Le néant ensoleillé ? Oui, glauque… Je sais mais quand même… Horizon sans fin… Solitude enfin… Tiens ! J’ai faim… Mais alors, je ne suis pas mort… Pas mort ? Cette question, au fond, quelle importance avait-elle encore ? Ou peut-être que j’avais rêvé…

Des mots

Des mots qui prendraient leur histoire
D’un souvenir venu d’un soir

Des mots qui viendraient par derrière
Te surprendre malgré toi

Qui pleure sur les boulevards
Entre ta nuit et ton cafard

Des mots pour rire un peu trop fort
Qui brilleraient comme des poignards

Et des mots pour dire que le silence
Est juste un bruit qui écoute

Des mots écrasés par l’oubli
Quand tu pourras dire je t’aime

Des mots cloués par l’habitude
Et la routine de la défaite

Des mots aux gestes fatigués
Dans le bus aux petites heures

Des mots bâclés pour saluer
Tout ce que tu as en horreur

Des mots pour dire quelques mots
Qui ont la musique pour tendresse

Des mots pour te dire que l’amour
Ne se discute pas mais qu’il est

Des mots pour te dire que l’amour
Entre nous deux durera toujours